Le fret européen fonctionne encore sur Excel — voici pourquoi
In short: Malgré les outils digitaux, le fret européen repose encore sur Excel pour le sourcing transporteurs. Cette analyse explique pourquoi — et ce qui manque.

Le fret européen fonctionne encore sur Excel — voici pourquoi
Le fret européen s’est modernisé à bien des égards. Les TMS digitaux, le suivi en temps réel, la documentation automatisée et les outils d’optimisation basés sur l’IA font désormais partie du quotidien.
Et pourtant, lorsqu’il s’agit de l’une des tâches les plus critiques — trouver le bon transporteur pour une liaison précise — de nombreux professionnels utilisent encore le même outil qu’il y a vingt ans.
Excel.
Non pas parce qu’il est efficace. Ni parce qu’il est scalable. Mais parce qu’il n’existe souvent pas de meilleure alternative.
La réalité non dite du sourcing transport en Europe
Demandez à un commissionnaire comment il source des transporteurs pour des flux européens, et la réponse est rarement technologique.
Elle repose généralement sur :
- des listes de contacts personnelles
- des fichiers Excel construits au fil des années
- des notes sur “ce qui a déjà bien fonctionné”
- des emails et numéros obsolètes
- des fichiers internes difficiles à comprendre
Ces fichiers deviennent des actifs stratégiques, bien qu’ils soient difficiles à maintenir, impossibles à standardiser et peu partageables.
Pourquoi le fret européen est difficile à structurer
L’Europe combine réglementations nationales, cultures de transport différentes, infrastructures variables et spécialisations régionales fortes.
Un transporteur performant sur une liaison peut être totalement inadapté sur une autre.
Le choix ne porte donc pas sur “qui existe”, mais sur qui opère cette liaison, sous quelles contraintes, avec quel mode, à quel moment.
Excel fonctionne… jusqu’à ce qu’il ne fonctionne plus
Les fichiers sont rapides à créer et faciles à adapter. Mais avec le temps, les données vieillissent, la connaissance reste individuelle et les équipes peinent à réutiliser l’existant.
Excel ne passe pas à l’échelle de la complexité des liaisons européennes.
La couche manquante : la visibilité par liaisons
Le problème n’est pas Excel. C’est ce qu’il tente de compenser.
Les décisions ne se prennent pas par entreprise, mais par liaison.
Pourquoi les outils digitaux échouent souvent
Ils automatisent sans structurer. La technologie amplifie la structure existante — bonne ou mauvaise.
Un agenda par liaisons plutôt qu’une liste d’entreprises
LaneList s’inscrit dans cette logique : structurer la recherche autour des liaisons, et non des entreprises.
Conclusion
Excel n’est pas le problème. Le manque de structure l’est.
La transition vers une visibilité partagée et structurée par liaisons est la véritable opportunité du fret européen.